Un automne en Corse J4 et J5

J4 : mardi 4 novembre 2025

Hier, nous sommes parties à la découverte de la plage de l’Ostriconi, réputée plus sauvage que les autres plages car moins accessible.

La marche  pour s’y rendre se transforme rapidement en épreuve de Koh Lanta… le chemin passe par une zone marécageuse que les pluies de la semaine dernière ont rendue impraticable.

Malgré nos talents de funambule à marcher dans la boue et sur les quelques planches placées pour tenter de progresser au sec, il faut nous rendre à l’évidence : à moins de nous déchausser et marcher dans la boue de l’énorme flaque sur les 100m qui nous séparent du chemin en sable, impossible de continuer.

Demi-tour et retour au parking où nous tombons sur un couple d’alsaciens ayant une maison secondaire en Corse. Un autre chemin existe plus loin pour éviter le marécage et nous les accompagnons pour le trouver et enfin accéder à cette plage !

Nous la traversons et continuons un moment sur le sentier des douaniers jusqu’à la plage suivante. Toujours aussi peu de monde en cette saison, la plage et le sentier sont déserts.

Au retour, un petit crochet par la plage de Lozari pour un petit apéro-révo puis il est déjà temps de rentrer.

 

J5 : mercredi 5 novembre 2025

Destination du jour : les gorges d’Asco, au pied du Monte Cinto

Nous atteignons le village d’Asco en remontant les gorges  du même nom en toute fin de matinée. Les vaches broutent en liberté et il faut avoir l’œil pour ne pas risquer un strike à la vachette.

Nous laissons la voiture après le village pour une petite boucle jusqu’au pont génois situé un peu plus en amont. L’eau est d’une couleur turquoise  incroyable.

De retour  à la voiture, nous faisons la rencontre d’une Andrée, coiffeuse à domicile qui nettoie les vitres de sa voiture en attendant son prochain rendez-vous dans ce bout du monde. Elle ne veut pas me faire une petite coupe vite fait mais nous conseille un endroit à Pietralba où acheter de la bonne charcuterie. Hop, ni une, ni deux, nous redescendons en sens inverse direction ce petit village qui est sur notre route, toujours en prenant soin d’éviter les nombreuses vaches Marguerite. Après un petit encas vite avalé dans une boulangerie , nous voici devant le portail fermé du charcutier, qui a pris ses vacances, comme 90% des commerçants de l’île !

Pas grave, Andrée nous a aussi indiqué où trouver de la bonne charcuterie sur le marché de l’île rousse, vendredi…

Depuis Pietralba, nous continuons la route en balcon pour rejoindre Lama. Ce village médiéval sur son éperon rocheux a également été très prospère grâce à l’oléiculture. De nombreuses maisons du village ont été construites par les riches propriétaires d’oliviers dans un style toscan caractéristique. Malheureusement, un incendie en 1971 a détruit une partie très importante des oliviers, précipitant le village dans un déclin annoncé. L’une des plus belles demeures du village, la casa Bertola, qui est dotée d’une galerie ouverte au sommet est d’ailleurs dans un état de décrépitude avancé. Dommage…

1 Commentaire

  1. Je le souviens bien de Lama !
    Ces endroits sont très paisibles et la plaine au loin offre un paysage presque africain.

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